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L'eglise Saint Jean Baptiste

Une histoire des églises ou chapelles de Bellegarde

L’existence d’une église ou de tout lieu de culte est directement liée à l’existence de groupement de population et donc d’habitat.

Les recherches archéologiques et textes anciens montrent les choses suivantes :

un peu d’histoire

Deux lieux se distinguent sur la commune par la continuité de leur occupation de la préhistoire à nos jours : Broussan et Saint Jean Sont mentionnées aussi pour ces deux sites, la présence, dès l’an 1000 et certainement avant, de lieux de culte chrétien et d’ordres religieux (chapelle, église, monastère, sépultures, habitat). Il semblerait que ces deux bourgs distincts, favorisés par des conditions naturelles idéales (sources, abrités du vent du nord, orientation plein sud, et suffisamment élevés et éloignés des zones de marécages pour en bénéficier plus les avantages que les inconvénients) se sont développés durant toute la période du haut moyen age.

A partir de 1095 la communauté de Bellegarde (composée de 8 feux soit environ 40 habitants) apparaît dans les textes. Le château devait probablement exister, bien qu’il soit mentionné pour la première fois en 1208 sous la forme de « castrum Bellae gardae » à savoir « château de Bellegarde ». C’est sans doute l’existence de cette place forte qui a « aspiré », vers elle, les populations de Broussan et de St-Jean plus particulièrement.

Une chapelle dénommée Notre Dame de Laval est associée « aux environs » château. Plusieurs lithographies du XVème montrent différentes vues du château et toutes signalent un clocher caractérisant la présence d’un temple ou d’une église. Broussan et St-Jean à partir de cette période ne vont abriter, semble t’il que des ordres religieux gérant les terres et production des domaines. Les guerres de religion du 16ème siècle vont arrêter toutes activités de culte. La chapelle de Broussan est abandonnée. Celle de St-Jean est probablement détruite.

Quant à la chapelle du château, les textes nous informent, qu’en 1570 lorsque les catholiques reprennent le château occupé alors par les huguenots, tout y est détruit. Les chroniques de l’époque expliquent qu’à partir de cette période par « manque de moyens et de réelle volonté du Chapître à engager les frais dans la construction d’une nouvelle église », le culte, est rendu, dans le village dans un local « fort mal commode où toutes sortes de gens et de bêtes pouvaient entrer ». Broussan abandonnée, St-Jean et Notre Dame de Laval détruites, Bellegarde se retrouve sans église.

Ce n’est qu’ en 1663 que débutera la construction d’une nouvelle église dans le centre du village, actuelle place St-Jean (lieu choisi selon la volonté des bellegardais et surtout grâce au duc d’Uzès qui offrira outre l’emplacement, les pierres des remparts de son château en guise de matériaux). L’église sera fin prête en novembre 1666. La période anti-religieuse qui succèdera à la Révolution touchera aussi la région et Bellegarde à partir de 1792. Le presbytère devient alors la première mairie ; l’église est fermée au culte, puis transformée en « Temple de la Raison » et salle de réunion ; son mobilier est revendu ou fondu. Seule la cloche sera conservée pour servir d’alerte en cas d’incendie. Fin 1794, le lieu est consacré au culte de l’Etre suprême. Si en février 1795 la liberté des cultes est rétablie par la Convention, si un curé revient s’installer à Bellegarde en 1797, ce n’est qu’en août 1800 que l’église lui est officiellement rendue pour officier le culte.

Un plan de 1811 permet d’imaginer la place st Jean. Au centre l’église orientée Est Ouest avec son entrée à l’est, au sud (juste au départ des escaliers actuels) le four banal pour le pain, au nord (les autres escaliers) le presbytère, la maison commune et l’école. Au bord de la place (à son entrée actuelle) un puits pour l’approvisionnement, de plus en plus insuffisant, en eau potable. La réalisation des premières fontaines suivra peu de temps après.

1853 l’église est trop petite ! Une règle stipule que la maison de dieu d’une communauté puisse abriter les 2/3 de sa population et ce n’est plus le cas (l’église totalise en effet 800 places pour 2400 habitants).

A la même période, on réfléchit à la construction d’une nouvelle mairie (l’actuelle) et d’une école (devenue aujourd’hui l’actuelle école de musique). Les coûts de ces deux projets étant déjà non négligeables, les élus sont peu enclins à ajouter les frais de construction d’une nouvelle église. Outre le problème du financement il fallait aussi surmonter celui du choix de l’emplacement de la nouvelle église et là le débat fait rage. D’un coté les « purs » tiennent à reconstruire l’église là où elle était, place St-Jean. Les plus novateurs souhaitent la déplacer à l’instar de la mairie avec pour les uns le choix de la place Carnot (à l’actuel tabac chiffe) et d’autres (par économie – le terrain étant déjà communal) face à la mairie (son lieu actuel).

Finalement après 7 années de débat, la nouvelle église naîtra, notamment financée en partie par les deniers du culte. Elle sera installée face à la mairie. Les plans seront dessinés par l’architecte Laval. La première pierre sera posée le 23 octobre 1860 par l’Evêque de Nîmes. L’entrepreneur Louis Bastid se chargera du reste. Les verrières seront réalisées par les ateliers Martin d’Avignon. La réception des travaux qui ont coûté 146.397,50 francs a lieu le 17 mai 1864. L’ancienne église de la place St-Jean sera détruite pour sa part en 1872. A l’occasion de la consécration de l’autel, la statue d’une Vierge baptisée « Notre Dame de Bellegarde » devait être installée sur la place face à la mairie et ainsi accueillir les fidèles qui se rendaient à l’église. Finalement en 1875, la statue ornera le sommet de la tour médiévale qui dès lors prendra le nom de Madone.

L’église actuelle

La nouvelle église (l’actuelle) St Jean Baptiste. De style roman à trois nefs, l’église a échappé à la mode destructrice du blanchissage, courant au 20ème siècle, et possède encore ses décors peints du 19ème réalisés par l’artiste régional Joseph Beaufort. Elle constitue aujourd’hui, même s’il n’est pas encore rare, un témoignage intéressant et remarquable de cet art de la décoration. De même, si les œuvres qu’elle contient, ne sont pas reconnues comme des œuvres de premier rang, ces dernières constituent par leur ancienneté et histoire une valeur à préserver. Certaines étant issues probablement même de l’église initiale de la place St-Jean.

Le 7 avril 1972 – 2h30 L’église sera touchée par la foudre. Malgré le paratonnerre, les dégâts du clocher sont assez importants mais rapidement réparés.

Courant 2005 - 2007 des travaux de rénovation de l’édifice et de restauration des œuvres ont été engagés par la commune. Ces travaux ont porté :

  • sur la restauration des vitraux (grande rosace d’entrée, vitraux des nefs est et ouest ) réalisée par l’atelier In Vitraux de Caveirac. Année 2006.
  • sur la réalisation d’un inventaire photographique de tous les décors et mobilier (réalisée par la commune – service patrimoine et communication). Année 2007.
  • sur la restauration du mobilier iconographique (voir étude de restauration des tableaux) réalisée par Jacques Delvaux peintre restaurateur de Jonquières St Vincent. Les tableaux seront concernés en premier par cette restauration et notamment deux œuvres du 18ème siècle, imposantes par leur taille, à savoir les tableaux du « Baptême du Christ » et « le mariage de la Vierge ». Année 2007.

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