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histoire de la commune

Préhistoire

Il y a 4700 ans, sur le plateau du Coste Canet les premiers habitats semblent s’installer. C’est la culture néolithique (ou civilisation Ferrières) qui a donné aujourd’hui son nom à la fameuse ZAC des Ferrières. NB Des silex plus ou moins taillés trouvés dans le secteur du Mas St-Jean semblent de période plus ancienne (paléolithique) mais ne restent qu’une hypothèse.

Cotés paysages, le bas du village est une immense lagune, le pendant et plateau:une belle forêt avec de-ci, de-là quelques trouées. Le Rieu était déjà existant et un peu plus conséquent semble t’il.

Les habitats vont se développer peu à peu du plateau vers le pendant, du fait bien entendu de l’exposition (plein sud, à l’abri des vents), de la proximité des résurgences des sources, et probablement aussi d’une baisse du niveau des eaux de la lagune. Ainsi on va voir se fixer vers 1000 – 700 av JC pleinement quelques communautés sur des lieux comme Broussan, Bions, les environs du mas Nègre et St-Jean notamment où l’on a retrouvé les vestiges d’un village gaulois (un oppidum) daté de 2700 ans. Cet habitat est aménagé en terrasse et occupe toute la colline autour de l’actuel mas St-Jean.

La période romaine

(122 avant notre ère pour la région). La connexion entre les deux grandes cités antiques régionales - Némausus (Nîmes) et Arelate (Arles et Trinquetaille) va renforcer ce phénomène d’occupation des pendants : Construction d’un aqueduc, tuilerie (au plan d’eau des moulins), voies (Bellegarde semble devenir vers l’an 300 avec le Pons aerarius – un pont à péage – le lieu de passage et de liaison entre Nîmes et Arles). Nombreux sites sont connus : Broussan, Bions, mas Nègre, St-Jean, Briquet, Valescure, Sauzette, Laval. Les marais sont utilisés (probablement même avant la période antique) comme voies de communication entre la mer (à St-Gilles avec le port d’Espeyran) et les habitats à l’intérieur des terres. Une zone de débarquement de marchandises devait probablement exister au mas du Rat sur la rte de Beaucaire (Rat = diminutif de ratis = radeau).

La période chrétienne

L’aube du moyen âge (avec les invasions dites barbares) va voir outre la diminution du nombre d’habitats, la confirmation de certains, notamment ( aux alentours de l’an 1000) avec l’implantation de lieux de culte : Broussan et Saint-Jean.

Bellegarde comme aujourd’hui est au carrefour de voies menant aux grandes villes de commerces et de culte (Beaucaire, Saint-Gilles, Nîmes, Arles). Des villes qui drainent beaucoup de mondes et de commerçants, et donc qui attirent quelques brigandages (comme l’on dit à l’époque)

Vers l’an 1100 probablement, une place forte est installée. Sa mission : abriter une garnison pour surveiller les routes. (En 1208, 1ère mention dans les textes du Castrum Bellae gardae : les représentants des villes de Nîmes et Arles, se réunissent au château de Bellegarde situé, dit le texte, « à égale distance » des communautés concernées pour apporter une solution au brigandage qui sévit dans les environs). La place forte drainera peu à peu les populations de St-Jean et Broussan. Ces 2 lieux continueront d’abriter, jusqu’à la Révolution certainement, les communautés religieuses qui avaient initié leur création, notamment sous les influences templières (Moulin du temple, moulin piot, métairie de St-Jean).

Le château subira quelques sièges

  • 1216 croisade albigeoise par Simon de Montfort qui se servira, après l’avoir attaqué, du château de Bellegarde comme base arrière pour accomplir le siège du château de Beaucaire.
  • 1570 guerre de religion où le Maréchal de Damville prendra le château tenu alors par les huguenots et brûlera d’ailleurs vifs ces derniers puisqu’ils refusaient d’abjurer.

Sinon la vie semble paisible à Bellegarde, Le village peu à peu se structure. Une église enfin en 1663 se construit place st-Jean (le lieu de culte installé au château avait été rasé en 1570, et depuis rien n’avait été sérieusement engagé pour le remplacer). La place St-Jean devient ainsi le centre ville. Le cimetière est installé au dessus de la place (entre la place et le château).

18ème-19ème siècle

La Révolution n’entraînera pas trop de changements dans la vie Bellegardaise (400 habitants) vouée pleinement à l’agriculture. Les marais constituent toujours une sources de subsistances (pâtures, pêche, chasse …) mais aussi de fièvres. Il faudra, non sans soucis, attendre 1805 l’ouverture du canal de Beaucaire à Aigues Mortes pour voir un assainissement réel des marécages. Un plan de 1811 permet de s’imaginer la place st jean. Au centre l’église orientée Est Ouest avec son entrée à l’est, au sud (juste au départ des escaliers actuels) le four banal pour le pain, au nord (les autres escaliers) le presbytère, la maison commune et l’école. Au bord de la place (à son entrée actuel) un puits pour l’approvisionnement, de plus en plus insuffisant, en eau potable. La réalisation des premières fontaines suivra peu de temps après.

1850 Le projet d’une nouvelle mairie, d’une école puis d’une église est envisagé. 10 ans plus tard, sur un pré communal (d’où la dénomination de rue du Pré !) un nouveau centre ville est né (l’actuel).

le 20ème siècle

Le village va poursuivre son développement autour de ce nouveau point.

  • 1908 une nouvelle école est créée (l’actuelle école Batisto Bonnet)
  • 1920 des arènes naissent, tout comme l’électricité d’ailleurs.
  • 1924 première cave coopérative...

A partir de son installation et développement dans la plaine, la commune va se confronter à la problématique des crues et des inondations (dénommées ici « les estrades » ).

  • Inondations du Rhône : importantes autant dans la durée que dans les volumes d’eaux amenés. Mais peu fréquentes surtout après les travaux d’endiguement du fleuve à partir des années 1840 -1850.
  • Inondations du Rieu. Plus faibles en durée et volume, mais bien plus fréquentes.

Mais dans cette relative sécurité, la vie se poursuit toutefois. Bellegarde est une vraie bourgade agricole et principalement viticole.

1949 l’AOC clairette de Bellegarde est créée 1960 Le Bas Rhône avec Philippe Lamour apporte l’eau sur le plateau. L’agriculture s’en trouve du coup transformée.

Bellegarde aujourd’hui

Les années 1990 et 2000 verront le développement de la maitrise des crues du Rieu (par un système de bassins de stockage et de canal de déviation des eaux de crues)

Jusqu’en décembre 2003 (année de la crue du Rhône), l’extension de la ville s’effectue dans la plaine.

Décembre 2003, le Rhône est en crue. Les digues (peut être un peu trop oubliées) cèdent. 800 foyers à Bellegarde sont sinistrés.

A partir de 2004, une nouvelle orientation de développement du village est prise en direction des plateaux. En 2009- 2010, prend naissance une nouvelle zone d’habitat qui marque ce développement : la Zac des Ferrières. Un clin d’œil à l’histoire, où après plus de 4700 ans, les bellegardais reviennent à leurs terres originelles.

En document.

Voir « La vie d’autrefois à Bellegarde » Travaux effectués en 1936, par Monsieur Paul Castanet (ancien instituteur)

Des vues d’autrefois


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